Description
Loin d’être un musicien enfermé dans sa tour d’ivoire, Bach s’emparait avec gourmandise des œuvres de ses contemporains. Il recopia de sa main des partitions de son aîné Vivaldi mais aussi des autres maîtres italiens tels que le grand Corelli.
À vrai dire, toute l’Europe admirait et imitait le Romain, à l’image de Francesco Geminiani, immense virtuose du violon qui adapta magnifiquement la Sonate « La Folia » de son modèle vénéré. Bach fit de même pour la musique de son ami Telemann, les interprétant probablement à la tête du Collegium Musicum dont il prit la direction en 1729, six ans après son arrivée à Leipzig. Il entreprit de développer le genre du concerto pour soliste (pour le clavecin comme pour le violon), exercice de virtuosité dont le XVIIIe siècle raffolait de plus en plus, mais avec son génie propre, à savoir un art du contrepoint qui était pour lui une seconde nature.
C’est cet univers en ébullition que Le Consort, avec Théotime Langlois de Swarte au violon solo, s’attache à ressusciter, dans des pages aussi étincelantes techniquement que passionnantes dans leur écriture.
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